Le Projet de la Langue des Signes Arabe Classique — un système scientifique arabe unifié pour l’enseignement des sourds et des aveugles et pour l’établissement d’une communication linguistique juste entre eux

Introduction scientifique

La Langue des Signes Arabe Classique (al-Lugha al-Ishāriyya al-ʿArabiyya al-Fuṣḥā) est un projet scientifique novateur conçu par Ustadh Abdel Karim Ataya. Il repose sur le lien établi entre le signe arabe et les points d’articulation des lettres arabes (makhārij al-ḥurūf), ce qui permet au sourd d’accéder à la parole, permet à l’aveugle de comprendre le signe par le toucher, et réalise pour la première fois une communication linguistique directe entre les sourds et les aveugles, sans intermédiaire.

Ce projet offre un système linguistique visuo-tactile intégré, adapté à l’enseignement, à la formation et à la recherche scientifique. Il restitue aux sourds et aux aveugles leur droit naturel à la communication, à l’apprentissage et à l’intégration dans la société.


À propos du créateur du projet — Ustadh Abdel Karim Ataya

  • Créateur de la Langue des Signes Arabe Classique
  • Auteur de la méthode sensorielle et tactile pour enseigner la parole aux sourds
  • Le premier à avoir enseigné aux sourds et aux aveugles ensemble au sein d’un même système
  • A exercé de longues années à l’Institut des sourds de Damas
  • Auteur du projet d’unification scientifique de la langue des signes arabe
  • A passé la moitié de sa vie auprès des sourds arabes, et l’autre moitié dans les combats de l’enseignement général

Vision du projet

Vers une langue des signes arabe classique unifiée, qui enseigne la parole aux sourds, les relie aux aveugles et leur ouvre les portes de l’enseignement, du travail et du Coran. Elle unifie les sourds arabes comme notre langue arabe classique a unifié tout le monde arabe dans le savoir et l’apprentissage — dans une lecture et une écriture justes de structure et exactes de sens.


Les origines scientifiques du projet

Lorsque Ustadh Abdel Karim Ataya entreprit de bâtir le projet de la Langue des Signes Arabe Classique, il n’avait pas connaissance des congrès internationaux consacrés aux sourds, tels que :

  • le Congrès de Milan (1880), qui consacra la méthode orale fondée sur la parole et exclut la langue des signes de l’enseignement ;
  • le Congrès de Vancouver, qui prit des décisions erronées en excluant la parole articulée de l’enseignement et en adoptant la seule langue des signes.

Pour fonder son projet, Ustadh Abdel Karim s’appuya sur ce qui existait et se pratiquait déjà dans la plupart des pays arabes, sur l’expérience pratique acquise durant ses années d’enseignement à l’Institut des sourds de Damas, ainsi que sur un contact direct avec les sourds et une observation attentive de leurs besoins linguistiques et pédagogiques.

Ainsi le projet est-il né de l’intérieur même du milieu éducatif arabe, à l’écart de ces décisions contradictoires des congrès occidentaux, pour proposer un système linguistique arabe authentique qui réunit la parole, le signe et le toucher, et qui sert ensemble les sourds et les aveugles au sein d’un système unique.


Chapitre premier : la philosophie de l’enseignement des sourds

D’abord… avant toute chose

Le sourd n’entend pas, pourtant il comprend. Le sourd n’articule pas, pourtant il articule dès lors qu’il connaît les points d’articulation des lettres. Le sourd ne parle pas, pourtant il parle dès lors que nous relions le signe au son.

En premier lieu… au commencement de l’enseignement

Nous commençons par :

  • les points d’articulation des lettres ;
  • le signe classique ;
  • le lien entre le signe et le son ;
  • le toucher, lorsque cela est nécessaire ;
  • la parole progressive.

Ce qui importe… dans la construction de la langue

  • que le signe soit classique ;
  • que le mouvement soit clair ;
  • que la main soit intelligible ;
  • que le sens soit direct ;
  • que le système soit unifié.

Ce qui importe le plus… dans l’établissement de la communication

  • relier les sourds aux aveugles ;
  • relier le signe au son ;
  • relier le toucher à la vue ;
  • relier le mouvement au sens ;
  • relier la langue à la vie.

Chapitre deux : la Langue des Signes Arabe Classique

Qu’est-elle ?

Un système linguistique arabe unifié fondé sur :

  • les points d’articulation des lettres ;
  • le signe classique ;
  • la clarté du mouvement ;
  • la structure linguistique ;
  • des règles scientifiques établies ;
  • le lien entre le signe et le son ;
  • le lien entre le signe et le toucher.

Pourquoi est-elle classique (fuṣḥā) ?

Parce qu’elle se fonde sur les points d’articulation des lettres arabes, et non sur des signes dialectaux épars.

Pourquoi est-elle scientifique ?

Parce qu’elle est bâtie sur des règles fixes, et n’est pas un simple ensemble de signes populaires.


Chapitre trois : l’enseignement des sourds

La méthode sensorielle et tactile

Elle repose sur :

  • le toucher de la main pendant le signe ;
  • la lecture du mouvement par le toucher ;
  • le lien entre le toucher et le son ;
  • l’entraînement du sourd aux points d’articulation des lettres ;
  • des exercices pratiques quotidiens.

L’enseignement du Coran aux sourds

Il comprend :

  • l’enseignement de la sourate al-Fātiḥa ;
  • l’enseignement des sourates brèves ;
  • l’enseignement des points d’articulation des lettres coraniques ;
  • le lien entre le verset et le signe classique.

Chapitre quatre : l’enseignement des aveugles

Comment l’aveugle comprend-il le signe ?

Par :

  • le toucher de la main pendant le signe ;
  • la lecture du mouvement par le toucher ;
  • le lien entre le toucher et le son ;
  • des exercices pratiques ;
  • des exemples tirés du réel.

Chapitre cinq : la communication entre les sourds et les aveugles

Pour la première fois dans l’histoire, ce projet réalise :

  • une communication linguistique directe entre le sourd et l’aveugle ;
  • sans interprète ;
  • sans intermédiaire ;
  • sans langue de substitution ;

au moyen du signe visuo-tactile unifié.


Chapitre six : la bibliothèque scientifique

Elle comprend :

  • le livre de la Langue des Signes Arabe Classique ;
  • un guide pour l’enseignement des sourds ;
  • un guide pour l’enseignement des aveugles ;
  • un programme d’enseignement du Coran aux sourds ;
  • un programme d’enseignement pour les enfants ;
  • un programme d’enseignement pour les adultes ;
  • le document destiné aux organisations internationales.

Chapitre sept : aux familles

Il comprend :

  • comment commencer avec votre enfant sourd ;
  • un programme d’entraînement quotidien ;
  • des exercices pratiques ;
  • des conseils ;
  • les erreurs à éviter ;
  • un plan d’enseignement sur trois mois.

Chapitre huit : aux chercheurs

Il comprend :

  • les règles linguistiques ;
  • la structure des signes ;
  • la terminologie ;
  • les études ;
  • les applications ;
  • l’histoire du projet ;
  • les références scientifiques.

Chapitre neuf : le document destiné aux organisations internationales

Une version officielle adressée :

  • aux universités ;
  • aux ministères de l’Éducation ;
  • aux instituts des sourds ;
  • aux centres pour aveugles ;
  • aux congrès scientifiques ;
  • aux organisations internationales.

Chapitre dix : un programme pour l’enseignement des sourds arabes par la Langue des Signes Arabe Classique

Pour que l’enseignement des sourds arabes soit établi sur des bases justes, comme l’a été celui de leurs pairs entendants et parlants, et pour qu’il leur soit possible d’acquérir notre langue arabe en lecture et en écriture, il était nécessaire de revenir à la langue écrite, source de toutes les sciences — après qu’il fut apparu aux nations occidentales que la langue des signes seule est incapable de transmettre aux sourds le savoir que contient la langue des manuels scolaires.

C’est pourquoi ces nations levèrent l’étendard du bilinguisme, tracèrent leurs plans et leurs méthodes de travail, en s’appuyant sur la langue écrite comme fondement de l’enseignement et sur la langue des signes comme moyen auxiliaire.

Dans les années quatre-vingt du siècle dernier, Dieu fit advenir par mes mains le système de correspondance entre les termes signés et leurs équivalents dans notre langue arabe. Je rendis le signe conforme au sens arabe, ce qui facilita aux sourds la compréhension de notre langue, dans une lecture et une écriture justes de structure et exactes de sens. Puis Dieu voulut et décréta, et j’achevai le système de la Langue des Signes Arabe Classique à l’image de notre langue arabe classique, dans la structure comme dans le sens ; et si les deux diffèrent par la forme, elles s’accordent sur l’essence même de la langue : le sens.

Ces dispositions placent les sourds, dans leur enseignement et leur apprentissage, sur les mêmes voies que leurs pairs entendants et parlants :

  1. Travailler avec la Langue des Signes Arabe Classique comme on le fait dans l’enseignement de ceux qui entendent, articulent et parlent. Elle seule unit les sourds arabes autour d’un système linguistique que les sourds du Maghreb comprennent comme le comprennent les sourds du Machrek, de même que notre langue arabe classique a uni tout le monde arabe.
  2. La nécessité d’adapter les textes des manuels scolaires à la progression de l’enseignement des sourds, en commençant par le concret et en finissant par l’abstrait, jusqu’à la maîtrise de la lecture et de l’écriture à un bon niveau.
  3. Les dictionnaires de signes demeurent une référence pour vérifier l’exactitude du sens des termes conventionnels.
  4. Le signe conventionnel demeure une langue de communication dialectale, employée pour l’explication et l’éclaircissement, de même que le dialecte s’emploie sur la langue des gens.
  5. Les enseignants d’abord, car ils sont les qualifiés et les spécialistes du processus éducatif ; vient ensuite le rôle de l’interprète, en cas de besoin. Et lorsque les sourds maîtriseront le savoir, il émergera parmi eux des enseignants et des interprètes que la description ne saurait égaler.
  6. La nécessité de travailler avec le système de correspondance entre la langue des termes signés et leurs équivalents dans notre langue arabe, afin que l’expression signée s’accorde avec l’expression linguistique, et que les sourds comprennent mieux notre langue en lecture, en écriture et en expression.

Mesures pratiques pour l’élévation de l’enseignement des sourds arabes

  1. Organiser une session de qualification destinée aux enseignants et aux interprètes sur le système de la Langue des Signes Arabe Classique, car elle est l’image exacte de notre langue arabe classique dans la structure et dans le sens.
  2. Une session de qualification pour tous les enseignants des sourds sur le système des signes conventionnels, afin de les aider dans l’explication au cours des leçons données en langue des signes classique.
  3. Adapter les textes des manuels scolaires aux capacités des sourds, jusqu’à parvenir à une langue des signes classique qui commence par le concret et s’achève par l’abstrait.
  4. Constituer des commissions chargées de réaliser les manuels signés au stade de l’enseignement fondamental, à partir de la maternelle et des première et deuxième années, et progressivement, jusqu’à ce que les sourds maîtrisent l’art de rendre la langue de leurs mains à l’image de notre langue écrite.
  5. Constituer des commissions d’enseignants qualifiés pour préparer des modèles de leçons établis à l’avance, afin d’unifier le travail entre les enseignants et les interprètes — comme il advint en Algérie après l’indépendance, lorsque l’arabe devint langue nationale et qu’émergèrent parmi les Algériens de grands professeurs dans les sciences.

La réunion de deux méthodes en un seul système linguistique signé

J’ai réuni deux des plus importantes méthodes d’enseignement des sourds au sein d’un seul système linguistique signé :

  1. Les symboles signés de la méthode orale pour enseigner aux sourds l’articulation par le signe — méthode employée dans la plupart des pays du monde, appelée en France la Langue Parlée Complétée (LPC), et consacrée par le Congrès de Milan de 1880 à la suite des expériences de 160 enseignants venus de huit pays européens.
  2. La méthode d’enseignement des entendants en arabe classique, à savoir le découpage des mots en syllabes phonétiques écrites, auxquelles correspondent des syllabes signées à l’image de leur prononciation et de leur graphie, de sorte que le signe s’accorde avec l’arabe dans la structure et dans le sens.

La langue des signes conventionnelle et notre langue arabe sont une seule et même langue : elles diffèrent par la forme et s’accordent par le fond, qui est le sens, essence de toute langue. Et bien que certains de ceux qui travaillent auprès des sourds aient tenté d’établir des règles propres à la langue des signes conventionnelle, cette langue ne trouvera de fondement à sa construction que dans les règles de notre langue arabe, qui est la source de l’enseignement des sourds arabes dans tous les programmes de lecture et d’écriture.

Les fondements signés pour l’enseignement de l’arabe classique aux sourds

a) Les fondements signés :

  1. l’alphabet signé abstrait, correspondant à l’alphabet de notre langue par le nombre et par le sens ;
  2. les marques flexionnelles signées (al-ḥarakāt al-iʿrābiyya) ;
  3. les règles de la lecture et de l’écriture signées (la dictée mentale) ;
  4. la construction des mots signés telle qu’elle s’opère dans l’arabe écrit.

b) Le système de correspondance :

Entre le signe conventionnel et le sens des mots arabes dans les noms, les verbes et les particules.

Quiconque adopte ce que Dieu a fait advenir par mes mains — fruit de mon travail auprès des sourds depuis plus de quatre décennies — a saisi la part qui revient aux sourds arabes dans l’acquisition du savoir par la voie de l’apprentissage, ainsi que l’a dit le Maître de la Création (paix et bénédictions sur lui) : « La science s’acquiert par l’apprentissage. »

Conclusion du chapitre dix : les fondements d’un enseignement juste pour les sourds arabes

La justesse de l’enseignement des sourds arabes ne s’obtient ni par un effort passager, ni par des tentatives partielles. Elle repose sur un système linguistique intégré qui réunit la langue arabe classique dans sa structure et dans son sens, le signe arabe dans sa forme visuo-tactile, la méthode orale dans les points d’articulation des lettres, et le système de correspondance qui fait du signe et du sens arabe une seule et même chose.

Ce projet a été bâti sur des fondements clairs, sans équivoque :

1) Une langue arabe classique qui se voit, se touche et se prononce Une langue unique et unifiée, que les sourds du Maghreb comprennent comme la comprennent les sourds du Machrek, de même que l’arabe classique a uni tous les Arabes.

2) L’alphabet des points d’articulation des lettres Le fondement qui permet au sourd d’articuler, permet à l’aveugle de percevoir par le toucher, et fait du signe une image de la parole arabe juste.

3) Le système de correspondance entre le signe et le sens arabe Le pilier qui fait du signe une langue d’enseignement, et non de simples symboles, et rend les sourds capables d’une lecture, d’une écriture et d’une expression justes.

4) L’adaptation des manuels scolaires aux sourds Afin que les sourds progressent du concret vers l’abstrait, comme progressent les entendants, et apprennent ainsi l’arabe selon ses règles exactes.

5) La qualification des enseignants et des interprètes Car l’enseignement ne s’établit justement que par des mains expertes, qui connaissent la langue des signes arabe classique, connaissent le signe conventionnel, et savent les relier l’un et l’autre à l’arabe écrit.

6) La fusion de la méthode orale avec la méthode signée classique Pour réaliser l’articulation, la lecture labiale, la compréhension du signe, la construction des mots et l’unification du sens.

7) Une langue pour l’enseignement, et une langue auxiliaire pour la communication La langue classique pour l’enseignement, et la conventionnelle pour l’explication, de même que le dialecte sur la langue des gens.

8) La construction d’une langue des signes arabe classique Qui s’accorde avec l’arabe dans la structure et dans le sens, et n’en diffère que par la forme, afin de répondre aux besoins des sourds en lecture et en expression.

Par ces fondements, l’enseignement des sourds arabes vient reposer sur les bases mêmes sur lesquelles repose l’enseignement de leurs pairs entendants et parlants. Ils s’élèvent par le savoir comme s’élèvent les autres, et deviennent capables de lire, d’écrire et de s’exprimer ; de comprendre la langue des manuels scolaires ; de communiquer avec les aveugles ; et de bâtir un avenir scientifique nouveau.

Ainsi se referme ce chapitre, ses piliers achevés et ses contours éclaircis, ayant montré au lecteur que la Langue des Signes Arabe Classique n’est pas une idée, mais un système linguistique et pédagogique complet, capable de porter le savoir aux sourds arabes comme l’arabe classique l’a porté à tous ceux qui l’ont appris.

Et c’est Dieu qui accorde la réussite.


Conclusion

Ce projet est le premier système scientifique arabe unifié pour l’enseignement des sourds et des aveugles. Il leur restitue leur droit naturel à la communication, à l’apprentissage et à l’intégration dans la société, et il place la langue arabe à sa juste place : une langue qui peut être vue, touchée et prononcée.

Cet édifice scientifique s’est achevé au terme d’un effort de plusieurs décennies, durant lesquelles Ustadh Abdel Karim Ataya a passé la moitié de sa vie auprès des sourds arabes et l’autre moitié dans les combats de l’enseignement général — pour présenter aujourd’hui une langue arabe nouvelle, qui se voit avec l’œil et se touche avec la main, et qui ouvre la porte du savoir devant ceux qui en furent longtemps privés.

Ainsi le Projet de la Langue des Signes Arabe Classique devient prêt pour la publication, prêt pour l’adoption, et prêt à s’élancer vers un avenir nouveau pour les sourds arabes.

Et c’est Dieu qui accorde la réussite.


Une invitation scientifique à la découverte du projet

Établi par : Ustadh Abdel Karim Ataya

Le Projet de la Langue des Signes Arabe Classique représente une étape fondatrice dans le développement du système d’enseignement des sourds dans le monde arabe. Il propose un cadre linguistique nouveau, bâti sur une langue des signes classique dotée de règles méthodiques claires, ancrée dans la structure phonétique des lettres arabes, et il rend à l’arabe classique son statut de langue d’enseignement et de communication pour les sourds et les malentendants.

Ce projet s’appuie sur une méthode linguistique rigoureuse pour la formation des lettres signées selon leurs points d’articulation d’origine, ainsi que sur un système intégré de construction de la phrase arabe et de liaison du signe au sens — permettant à l’apprenant sourd d’acquérir les compétences de lecture, d’écriture et d’expression châtiée, de manière progressive et ordonnée. Il offre en outre un cadre unifié permettant d’enseigner aux sourds et aux aveugles au sein d’un même système, par le signe visuel et tactile parallèle.

Le dossier scientifique de la Langue des Signes Arabe Classique a été publié sur le blog de Ustadh Abdel Karim Ataya, accompagné d’une introduction méthodologique et d’illustrations, afin d’être accessible aux chercheurs et aux spécialistes dans les domaines de l’éducation spécialisée, de la linguistique, de la linguistique appliquée et des logiciels éducatifs.

Ce projet se distingue comme un matériau scientifique susceptible d’étude académique, en raison des éléments fondateurs qu’il contient, dont les principaux sont :

  • la construction d’un système linguistique nouveau, ouvert à l’analyse structurale et sémantique ;
  • des règles claires pour la formation des lettres signées et de leurs points d’articulation ;
  • une méthodologie rigoureuse pour la construction de la phrase arabe destinée aux sourds ;
  • de larges possibilités de développement de programmes pédagogiques spécialisés ;
  • une grande aptitude à la recherche et au développement dans les études supérieures ;
  • la possibilité de son emploi dans les applications numériques et les logiciels éducatifs.

La publication de ce projet ouvre la voie aux universités et aux institutions scientifiques pour étudier ce système et formuler des observations savantes ou des propositions de développement, contribuant ainsi à l’édification d’une référence arabe unifiée pour l’enseignement des sourds, et renforçant la présence de l’arabe classique dans le domaine du signe.

L’ensemble du matériau scientifique peut être consulté sur le blog de Ustadh Abdel Karim Ataya à l’adresse suivante : atayafordeaf.com

Ce projet constitue une invitation ouverte aux chercheurs et à toute personne intéressée à prendre part au développement de ce système linguistique, enrichissant par là la recherche scientifique dans le domaine des langues des signes et servant un large ensemble d’apprenants dans le monde arabe.

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